Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Rennes et de l’Institut Agro Rennes-Angers dévoile que plus les agriculteurs d’un territoire sont regroupés en CUMA, moins ils consomment de produits phytosanitaires. « Passer d’une zone sans membre de CUMA à une zone ayant en moyenne 104 membres1 se traduit par une réduction de 7,28 % de l’utilisation des pesticides », peut-on lire dans l’étude. Des externalités positives seraient également observées dans les régions voisines des CUMA actives.
Deux principales raisons à cela
Motifs avancés par les chercheurs ? Des interactions sociales entre les membres de la CUMA qui favorisent l’échange de savoir-faire et l’adoption de pratiques réduisant l’usage des phytos. Et davantage de recours aux équipements agroécologiques, en lien avec la mutualisation des frais d’investissement.
Les résultats de cette étude, menée sur une base de données couvrant 5793 CUMA, ont été publiés début 2025 dans la revue scientifique Ecological Economics. Ils sont disponibles ici.
(1) La moyenne dans les zones où il existe au moins une CUMA.
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